La conclusion de la Conférence d'Helsinki

 

La portée historique de la conclusion de la Conférence d’Helsinki sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) ne pouvait pas échapper à Giorgio La Pira qui en souligne toutes les potentialités dans cette intervention faite à Varsovie, lors d’une conférence internationale promue par l’UNESCO.

La Conférence d’Helsinki représente-t-elle oui ou non le modèle sur lequel on construira de façon toujours plus inévitable la nouvelle structure unitaire (désarmée, pacifiée, libre, « juste » !) du monde ?

Les dix principes qui sont comme les prémisses architecturales de cette structure, de ce modèle, nous permettent-ils d’entrevoir une perspective – transcrite dans l’histoire concrète du monde – pour cette unité solidaire, pacifiée, fraternelle, des peuples ?

Dès lors, la Conférence d’Helsinki, avec la structure unitaire de l’Europe qu’elle a créée malgré tout, est-elle oui ou non le début et le modèle de la nouvelle histoire du monde ?

[…] Cette Conférence d’Helsinki doit aussi être envisagée dans le contexte des idées centrales, directrices, qui, pour le présent comme pour le futur, ont indiqué et indiquent chaque jour plus clairement les principales orientations politiques qui l’ont élaborée et réalisée […].

Il est désormais évident – de façon doctrinale et opérationnelle – qu’il n’y a pas d’alternative au principe de négociation globale et que les conflits – aussi vastes et profonds soient-ils – n’ont aucune chance d’être résolus sans négociations. Dans cette optique, outre la Conférence d’Helsinki, nous pouvons observer l’accord quasi miraculeux entre l’Égypte et Israël au sujet du Sinaï et du Canal de Suez ou la fin de la guerre du Viet Nam. Ce sont là d’autres preuves éclatantes de l’application de cet axiome historique et politique qui définit qualitativement la nouvelle époque – spatiale et nucléaire ! – de l’histoire du monde.